Bref Rhône-Alpes (Bref on line) du 22 novembre 2006

Setforge finalise sa réorganisation

La nouvelle organisation industrielle et fonctionnelle de Setforge (pdg : Olivier Cadart ; Lyon/Rhône) sera effective fin 2006. Les activités des cinq usines du forgeron seront spécialisées autour de pôles stratégiques. L'usine de L'Horme (Loire) sera spécialisée dans les très grandes pièces forgées à chaud : les petites et moyennes séries sur des pilons, les grandes séries sur la nouvelle presse automatique de 6 300 t. Un nouveau pilon de 20 000 kg/m remplacera, au deuxième trimestre 2007, un pilon de 16 000 kg/m. Les activités du pilon 8 000 seront transférées à La Clayette (Saône-et-Loire), tandis qu'une presse de 2 500 t, et ses équipements connexes, iront au deuxième trimestre 2007 à Setforge Gauvin à La Monnerie (Puy-de-Dôme), qui récupère ainsi 5 ME de CA. Cette usine sera spécialisée dans les grandes séries automobiles, celle de La Clayette dans les petites séries de produits spéciaux, notamment pour l'aéronautique, l'armement, la construction mécanique et l'injectiondiesel. Les deux autres usines, Crezancy (Aisne) et Setforge Extrusion à L'Horme, sont peu touchées par le projet de réorganisation.
Le CA de Setforge, numéro deux français de la forge, a baissé de 10 % sur les neuf premiers mois de 2006, à 90,3 ME. Il devrait être de l'ordre de 120 ME sur l'ensemble de l'année, au lieu de 131 ME en 2005. La part du CA à l'international devrait progresser. Les exportations représentaient 41 % du CA en 2005, dont la moitié réalisée en Allemagne. Le résultat net est négatif de 3,4 ME sur les neuf premiers mois de 2006. Il devrait être positif en 2007. Le coût de la restructuration s'élève à 5,4 ME. Les effectifs du groupe seront ramenés de 800 personnes en 2005 à 650 personnes en juin 2007, dont soixante dans des fonctions transversales, regroupées à L'Horme avec le siège social, fin 2006.

BREFONLINE.COM


Les Echos du 30 octobre 2006

Setforge se réorganise en profondeur



De notre correspondant à Saint-Etienne.

Le chiffre d'affaires de Setforge, en baisse de 10 % sur les neuf premiers mois de l'année, devrait atteindre 120 millions d'euros en 2006, contre 130,7 millions en 2005. Le président de ce spécialiste de la forge, Olivier Cadart, souligne toutefois que « ce recul est inférieur à celui du marché ». Il le doit à sa diversification, qui a permis de réduire la part de l'industrie automobile dans ses débouchés à 71 % à fin juin. Des développements ont été conduits dans les secteurs de l'aéronautique, de l'énergie, du BTP et de la construction mécanique.

Le groupe entend toutefois rester un acteur majeur dans la fabrication de pièces forgées telles que les rampes d'injection directe, soumises à de fortes pressions, pour les moteurs Diesel. Un domaine où il est en train de gagner du terrain en Allemagne. Ces commandes lui ont permis de monter à 45 % la part de l'exportation sur le premier semestre.



Spécialisation des usines
Le plan de restructuration lancé en mai doit ramener les effectifs autour de 650 personnes à la mi-2007. Son coût, de 5,4 millions d'euros, affectera le résultat 2006. L'entreprise sera déficitaire (de 3,4 millions d'euros au premier semestre). Parmi les 164 postes supprimés, 43 prennent la forme de départs en préretraite. « Nous devons encore trouver une solution pour 27 personnes afin de ne pas recourir au licenciement », souligne Eric Percier du Sert, le directeur industriel, qui travaille sur ce volet avec le cabinet Altedia.


Setforge est par ailleurs en train de spécialiser ses cinq usines françaises par familles de produits et marchés, arrêtant des fabrications devenues non rentables, misant sur d'autres à plus forte valeur ajoutée, telle que l'extrusion à froid ou à mi-chaud. Il regroupe en parallèle l'ensemble des fonctions transversales au siège social qui va déménager avant la fin de l'année de Lyon à L'Horme (Loire). A ce même horizon, Olivier Cadart prévoit la sortie de la procédure de sauvegarde de la filiale Setforge L'Horme, en perte de 2 millions d'euros en 2005. Le directeur financier de Setforge, Jean Marquez, prévoit que la réorganisation du groupe coté sur l'Eurolist C d'Euronext « débouchera sur une économie de 7 millions d'euros en année pleine ».

Denis Meynard


La Tribune - Le Progrès de la Loire du 26 octobre 2006

L'Horme:
Setforge veut croire en l'avenir


Cinq mois après l'annonce du projet de réorganisation industrielle et fonctionnelle, la direction du groupe Setforge fait le point.

Peu loquace jusqu'alors, Olivier Cadart, Pdg du groupe Setforge, avoue : « Nous avons fait le choix de la discrétion car en pleine restructuration sociale, nous réservions l'essentiel de nos explications à nos salariés ». Avec Jean Marquez, directeur financier, et Eric Percier du Sert, directeur industriel, il dresse le tableau de la situation. « L'usine a subi de plein fouet l'effet ciseaux, entre la pression des prix et la hausse des coûts. »
Un plan de sauvegarde, mesure préventive, a été décidé par le tribunal de commerce en mai, pour six mois. Plan qui a entraîné un projet de réorganisation industrielle et fonctionnelle actuellement en cours, ainsi qu'un plan de sauvegarde pour l'emploi (PSE). Plan qui vient d'être prolongé « en raison de contraintes techniques », assure M. Cadart, annonçant du même coup la sortie de la sauvegarde pour la fin de l'année.

«Au même endroit pour être plus efficace»
« Avant, les cinq usines étaient quasi autonomes, avec chacune leur service comptabilité, leur service achat » explique M. Cadart. La réorganisation vise à recentrer les usines sur l'activité de production, avec des lignes spécialisées en fonction de pôles stratégiques. Et à regrouper les fonctions transversales au sein d'une unité commune. Ainsi, le siège et la société de services, actuellement à Lyon, seront implantés à L'Horme fin 2006. « Tout le monde sera au même endroit pour être plus efficace ». Cependant le Pdg admet que l'usine de L'Horme est la plus touchée par les réorganisations « car on abandonne les productions qui n'étaient plus rentables. Par contre, sur ce site, on revient à la production historique avec le pilon 16 000 kg/m qui sera remplacé, d'ici fin 2007, par un pilon de 20 000 kg/m. Imaginez un semi-remorque qui tombe d'un étage. » Le site de Gauvin est d'ores et déjà spécialisé sur l'industrie automobile. Et La Clayette, sur les produits spéciaux et les petites séries.
Cette réorganisation a, bien entendu, des conséquences sur le personnel du groupe qui compte au total 8OO salariés. « Nous avons mis en oeuvre un projet équilibré entre les 135 suppressions de postes, les 68 transferts et les 51 créations de postes, expose M. Percier du Sert. Les consultations ont eu lieu de mi-mai à fin juillet. Setforge s'était engagé à trouver une solution pour chaque personne. » Une cellule de reclassement a été mise en place. « A ce jour, 36 transferts de postes ont été acceptés ; 137 solutions comme des reclassements ou départs en préretraite négociés avec l'Etat sont effectives. Notre satisfaction sera totale quand les 27 personnes qu'il reste à accompagner auront trouvé une issue. » Mi-2007, l'effectif global devrait se chiffrer à 650 personnes.

«Ne pas aller plus vite que la musique»
« Le chiffre d'affaires s'établit à 66,4 millions d'euros, indique Jean Marquez. Cela représente une baisse de 9 % par rapport à un premier trimestre 2005 particulièrement élevé, avec % de mémoire. Cette tendance s'est poursuivie au troisième trimestre. Mais cette baisse de 10 % est moindre par rapport au tassement du marché. » Avec sérénité, le directeur financier annonce un résultat opérationnel - « ce que l'entreprise gagne en produisant » précise-t-il - stable à 1,3 % de la production, traduisant un « bon maintien de l'exploitation », dont les frais baissent de 4 points. « Le coût de la restructuration en cours, 5,4 millions d'euros, est conforme aux prévisions. En conséquence, le résultat net s'élève à -3,4 millions d'euros. Hors ces éléments non récurrents, il aurait été positif. »
« On vise 7 millions d'euros d'économie par cette réorganisation, précise M. Cadart. En 2006, nos investissements s'élèvent à 8 millions d'euros, ce qui représente juste le strict nécessaire.
L'année prochaine, la remontée sera progressive. Il ne s'agit pas d'aller plus vite que la musique ! »
Mais l'équipe dirigeante reste confiante en l'avenir.

MARTINE SANCHEZ


L'Usine Nouvelle du 27 octobre 2006

Le forgeron Setforge prêt à rebondir

De notre correspondant en Rhône-Alpes, Michel Quéruel.

Quelque mois après avoir placé sous procédure de sauvegarde sa filiale de L'Horme (Loire) et annoncé un plan social prévoyant la suppression de 135 postes, le fabricant de pièces forgées Setforge (131 millions d ‘euros de chiffre d'affaires en 2005, avec 800 salariés) achève la mise en place d'un plan de réorganisation qui devrait lui permettre de repartir de l'avant dès janvier 2007.

Selon Olivier Cadart, son PDG, ce plan va permettre de totalement recentrer sur des activités de production les cinq usines qui, jusqu'à présent, fonctionnaient plutôt comme des entités autonomes puisqu'elles avaient chacune leurs propres services fonctionnels. Dans ce but, le siège de Lyon et toutes les activités fonctionnelles vont être concentrées à L'Horme (Loire) d'ici à fin 2006. L'usine de L'Horme, qui est la plus touchée par la réorganisation, abandonne des fabrications estimées non rentables mais va être équipée, courant 2007, d'un nouveau pilon de 20 000 kg/m.

Grâce à la mise en place rapide d'une cellule de reclassement, le groupe est parvenu à limiter l'impact social du PSE annoncé au printemps dernier. A ce jour, grâce aux 36 transferts de postes acceptés et aux 137 solutions de reclassements et départs en préretraite, 27 salariés sont encore en recherche d'une solution. Le groupe, qui a néanmoins créé une cinquantaine de postes, a ralenti ses investissements industriels ramenés à 8 millions d'euros cette année devrait les relancer «à la hausse en 2007».

Les premiers effets du plan se font sentir. Le groupe a baissé de 4 points ses frais d'exploitation et il devrait réaliser 7 millions d'euros d'économie cette année. Les dirigeants annoncent par ailleurs, un résultat opérationnel positif qui, selon eux, «traduit un bon maintien de l'exploitation». Setforge, qui devrait employer environ 650 salariés mi 2007, désire intensifier sa présence dans des secteurs comme l'aéronautique, les biens d'équipement et le BTP qui représentent seulement 22 % de ses ventes actuellement contre 78 % pour l'automobile.


Les Echos du 13 mai 2006

Setforge se réorganise pour affronter
la crise


De notre correspondant à Saint-Etienne.

Deux jours après l'ouverture d'une procédure de sauvegarde pour sa filiale Setforge L'Horme SAS, qui compte 230 salariés, le groupe de forge de 728 salariés, coté au second marché, a annoncé hier les grandes lignes d'un plan de restructuration.
Ce plan, qui fera l'objet d'une procédure d'information du personnel à partir du 24 mai prévoit la suppression de 135 postes, principalement sur un de ses deux sites de L'Horme (Loire), où seront parallèlement transférés la direction et le siège social qui se trouvent à Lyon.



La filiale Setforge L'Horme,
en déficit de 2 millions d'euros sur 2005,
va faire l'objet d'une restructuration.






Au total, 68 transferts de postes sont prévus entre le siège et les implantations industrielles situées dans la Loire, la Saône-et-Loire, le Puy-de-Dôme et l'Aisne.
Par ailleurs, la direction prévoit la création de 51 autres postes pour accompagner la nouvelle organisation de Setforge, soulignant qu'elle « entend assumer pleinement sa responsabilité sociale et tout mettre en œuvre pour limiter le nombre de départs contraints ». En favorisant notamment la mobilité interne, les départs anticipés
et les reclassements externes.
Setforge L'Horme, spécialisé dans les pièces forgées de 3 à 300 kilos, accuse un déficit de 2 millions d'euros sur 2005. Elle bénéficie depuis mardi de l'ouverture d'une procédure de sauvegarde pour une durée de six mois, avec la désignation de deux administrateurs judiciaires.
Cette filiale a notamment subi le contrecoup d'un report d'environ dix-huit mois de son programme de fabrication de vilebrequins forgés pour le moteur V6 3 litres Diesel d'Audi A6 et A8, ainsi que le moteur 1,9 litre de Volkswagen, après avoir lancé en 2005 un investissement de 12 millions d'euros, notamment dans l'acquisition d'une presse de 6.300 tonnes.

Economies d'échelle
Le groupe dans son ensemble est à l'équilibre sur 2005, contre un résultat de 1,8 million d'euros l'année précédente, avec un chiffre d'affaires à 130,7 millions d'euros, progressant surtout à cause du renchérissement du prix des matières premières qui n'a pas pu être entièrement répercuté.
En dépit d'une tentative de diversification engagée, l'industrie automobile représente encore 78 % des débouchés. Le reste se répartit entre la construction mécanique
(9 %), le BTP (8 %) et l'aéronautique (3 %).
En recul sur son principal secteur d'activités, qui poursuit sa pression à la baisse des prix de ses sous-traitants et les délocalise dans les pays à faibles coûts de main-d'œuvre, l'entreprise dirigée par Olivier Cadart veut réaliser des économies d'échelle et réorganiser ses usines par lignes de production spécialisée et par marché.

Denis Meynard


Associated Press du 12 mai 2006
BUSINESS - Social Loire Setforge -
Setforge veut supprimer 135 emplois

SAINT-ETIENNE - Le groupe Setforge veut supprimer 135 emplois sur 728 pour faire face au recul de ses ventes de pièces forgées pour l'automobile, depuis fin 2005, a t-on appris vendredi auprès de sa direction.

Un plan de restructuration doit être présenté aux représentants du personnel à partir du 24 mai.

Outre 135 suppressions d'emplois, la réorganisation de Setforge prévoit 68 transferts, notamment celui des services centraux et du siège social de Lyon à L'Horme (Loire), et 51 créations de postes.

Présent dans la Loire, le Rhône, la Saône-et-Loire, le Puy-de-Dôme et l'Aisne, Setforge a réalisé en 2005 un chiffre d'affaires de 130,7 millions d'euros et un résultat net à l'équilibre. AP


AFP Économie du 12 Mai 2006
Setforge veut supprimer 135 emplois dans un plan de restructuration

SAINT-ETIENNE, 12 mai 2006 (AFP) - Le groupe de pièces forgées pour constructeurs automobiles et aéronautiques Setforge veut supprimer 135 emplois sur 728 pour faire face au recul de son activité depuis fin 2005, a-t-on appris vendredi auprès de sa direction.
Un plan de restructuration et un plan de sauvegarde de l'emploi seront présentés aux représentants du personnel à partir du 24 mai, dans ce groupe coté à la bourse de Paris, précise-t-on de même source.
Outre 135 suppressions d'emplois, la réorganisation de Setforge prévoit 68 transferts, notamment celui des services centraux et du siège social de Lyon à L'Horme (Loire).
Mardi, le tribunal de commerce de Saint-Etienne a accepté l'ouverture d'une procédure de sauvegarde de six mois et la nomination de deux administrateurs judiciaires pour sa filiale Setforge L'Horme SAS, qui compte 230 salariés. Cette dernière, qui était déficitaire de 2 millions d'euros en 2005, devrait être la plus touchée par la restructuration.
Présent dans la Loire, le Rhône, la Saône-et-Loire, le Puy-de-Dôme et l'Aisne, Setforge a réalisé en 2005 un chiffre d'affaires de 130,7 millions d'euros (contre 107,8 millions en 2004) et un résultat net à l'équilibre (1,8 million en 2004).


Les Petites Affiches de la Loire du 6 au 12 mars 2006
INDICATEURS
Setforge : rentabilité écornée

La société Stéphanoise spécialisée dans la fabrication de pièces forgées pour constructeurs automobiles et aéronautiques a réalisé un CA de 130,8 ME, en forte progression suite à la répercussion sur ses clients de la hausse des matières premières (+21,3%) au cours de son dernier exercice 2005. Mais il ne profitera pas à plein de cette croissance sur le plan de la rentabilité, cette dernière ayant été écornée par la hausse des matières premières et un ralentissement de son activité au cours du 4e trimestre (+3,6% seulement). Le titre fléchit de près de 10% depuis début 2006.


La Montagne du 13 janvier 2006
Setforge Gauvin sur de bons rails :
L'entreprise à vu son chiffre d'affaire progresser de 25%

Article à consulter au format pdf ( 1,4 Mo. )


La Tribune - Le Progrès du 2 novembre 2005
ECONOMIE


Sur le premier semestre, Setforge, spécialisé dans la fabrication de pièces forgées, a enregistré un chiffre d'affaires de 72,19 millions d'euros, en croissance de 32,5 %.
Hors effet matières, cette progression est de 17 % par rapport au premier semestre 2004 qui avait été en retrait de 2,5 % par rapport à 2003.

Du fait d'un impact à la hausse des matières premières, estimé à 1,4 million d'euros sur le premier semestre, l'EBITDA (résultat opérationnel) est ressorti à 4,2 millions d'euros (en normes IFRS), soit un repli de 10,6 %. Hors effet matières premières, l'EBITDA serait ressorti en hausse de 19 % à 5,6 millions d'euros. Le chiffre d'affaires du second semestre devrait afficher une décroissance de 1,7 % à 52,2 millions d'euros portant l'activité annuelle à 125 millions d'euros, soit une progression de
16 % par rapport à 2004 mais d'environ +5 % hors effet matière.

Sur le troisième trimestre 2005, le groupe affiche une progression de 16,3 % de son chiffre d'affaires à 27,75 millions d'euros.
Sur neuf mois, l'activité de Setforge ressort en hausse de 27,9 % à 100,5 millions d'euros (13 % hors effet matières).


J.P AVEC IDMIDCAPS.COM


La Tribune - Le Progrès du 18 octobre 2005
ECONOMIE
Setforge résiste à la hausse des matières premières
.


Face au doublement du coût de l'acier en dix-huit mois, le groupe l'hormois spécialisé dans la fabrication de pièces forgées a réussi à répercuter cette hausse sur ses prix. Par ailleurs, dépendant d'un marché automobile erratique, il compte accélérer sa diversification.

" Pour la première fois depuis un siècle que Setforge existe, nous avons observé un doublement du prix des matières premières en quelques mois " a déploré Olivier Cadart, le président du groupe lors de la présentation de ses comptes semestriels à Paris. Pour préserver au maximum ses marges, le groupe " a passé de 95 à 100 % de la hausse à l'essentiel de nos clients avec la mise en place de la clause de répercussion automatique " a souligné le président. Lequel regrette toutefois " des négociations difficiles avec deux ou trois de nos clients ".

En fait, il existe toujours un décalage mécanique du tarif réévalué, tant que le client n'a pas payé le nouveau prix. Du coup, l'impact de la hausse des matières premières est estimé à 1,4 million d'euros sur le premier semestre. Mais cet effet " sera limité au second semestre, si nous restons au niveau actuel " a prévenu la direction qui anticipe un impact sur cette période de " quelques centaines de milliers d'euros ".

Sur le premier semestre, Setforge a déjà bien répercuté à ses clients les importantes hausses subies, son chiffre d'affaires atteignant 72,19 millions d'euros, en croissance de 32,5 %. Hors effet matière, cette progression est de 17 % par rapport au premier semestre 2004 qui avait été en retrait de 2,5 % par rapport à 2003. Fait exceptionnel, en raison de la défaillance de son prestataire de service, le groupe n'a pas pu donner son résultat net, le cabinet comptable n'ayant pas retraité en normes IFRS une partie des immobilisations corporelles. Selon nos informations, le bénéfice serait à l'équilibre en normes françaises.

 L'impact de la hausse des matières premières est estimé à 1,4 million d'euros sur le premier semestre 2005Fortement dépendant de l'automobile

Olivier Cadart ne veut pas que les conséquences de cette explosion du coût des matières premières " masquent les effets du plan de progrès du groupe ", mis en place à son arrivée à la tête du groupe en 2003. Ce plan a notamment permis une reconquête de clients sur les marchés hors automobile. Pour preuve, sur le secteur de l'énergie (aubes de turbines terrestre gaz et vapeur), Setforge a déjà réalisé à mi-parcours de l'exercice un chiffre d'affaires de 0,7 million d'euros contre 0,4 million d'euros sur 2004. Lactivité estimée pour 2005 ressort à 1,3 million d'euros. La société a aussi enregistré des prises de commandes sur des pièces de freinage sur l'A 400 M et le B78, ce qui conforte la direction dans son objectif dédoubler le chiffre d'affaires de l'aéronautique dans trois ans.
" Cette diversification va s'accélérer " a assuré le management.

En attendant, le forgeron reste fortement dépendant de l'industrie automobile qui a représenté 79,8 % de ses ventes au premier semestre. Sur ce marché actuellement difficile, Setforge bénéficie du statut de « Prefered Supplier », qui oblige le client à le consulter systématiquement au niveau mondial pour tout nouveau produit.

Cette forte dépendance aura en tout cas un effet direct sur le second semestre du groupe, Olivier Cadart anticipant " un déstockage en fin d'année " de la part des constructeurs. Et donc moins de volume pour Setforge. Le chiffre d'affaires du second semestre devrait afficher une décroissance de 1,7 % à 52,2 millions d'euros, portant l'activité annuelle à 125 millions d'euros, soit une progression de 16 % par rapport à 2004, mais d'environ +5 % hors effet matière. " Du fait de cet effet volume, nous antici- pons une performance opérationnelle moindre en 2005 ".
Selon les normes IFRS, le résultat opérationnel avant amortissements a atteint 9,6 millions d'euros l'année dernière, soit une marge de 8,6 %. Au niveau des résultats, il semble que " tout va se jouer sur les commandes de fin d'année ", précise une source proche du dossier.

J.P AVEC IDMIDCAPS.COM


Arkéon Finance le 17 octobre 2005

Setforge
Résultats semestriels 2005

Etude réalisée par Arkéon Finance à consulter en Pdf ( 230 Ko. )


La Tribune du 14 octobre 2005
METALLURGIE
Setforge contient la hausse des matières premières
.

Setforge résiste à la hausse du prix des matières premières. Le groupe spécialisé dans la fabrication de pièces forgées a fait part, hier, d'une baisse de 10,6 % de son résultat brut d'exploitation, à 4,2 millions d'euros pour le premier semestre 2005.
Entretemps, le chiffre d'affaires a grimpé de 33,1 %, à 72,8 millions d'euros. Cet écart ne doit cependant pas tromper : Setforge a beaucoup souffert de la hausse du prix des matières premières, en particulier de l'acier. "Il s'agit d'un véritable tsunami financier", résume le président du groupe Olivier Cadart qui souligne que le coût de l'acier a doublé en dix huit mois.

Bonne performance. La hausse des ventes est donc en grande partie due à un effet prix, Setforge affirmant avoir pu passer des hausses de prix sur 95 % de ses clients. Hors effet matières premières, les ventes progressent de 16,45 % et le résultat brut d'exploitation gagne 19 %. Olivier Cadart se félicite ainsi de la bonne performance de son groupe et estime que le reste de l'année devrait être plus calme sur le front du renchérissement des matières premières.


Le Nouvel Economiste du 24 au 30 juin 2005
SETFORGE
Près d'un siècle après sa création, le groupe Setforge figure aujourd'hui parmi les meilleurs spécialistes mondiaux de la fabriation de pièces forgées.

"Nous forgeons votre performance !"

Le groupe Setforge n'a décidément pas fini de faire parler de lui ! Spécialiste de la forge de haute technologie, il figure parmi les meilleurs professionnels mondiaux. Mais depuis deux ans, il a engagé une nouvelle dynamique, que ses clients ont appelé "Nouveau Setforge".

Pour cela, Setforge s'appuie sur son savoir-faire technique. Le groupe dispose de cinq unités de fabrication et livre en direct les plus grands noms de l'industrie mécanique mondiale, l'export représentant près de 40% de ses 107 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Mais le groupe doit aussi son succès à la stratégie mise en place par la direction générale dès son arrivée à la tête du groupe, en 2003. " Nous avons acquis le label de forgeron de référence chez un nombre croissant de clients", indique Olivier Cadart, Président-directeur général, "Cette reconnaissance est conforme à notre positionnement et est le fruit de notre nouvelle organisation en cinq Business Units : automobile et poids lourds, aéronautique, aubes de turbines, matériel de travaux publics et construction mécanique".

LA SATISFACTION CLIENT COMME CREDO

Cette organisation orientée client permet désormais à Setforge d'apporter la réponse adaptée à la spécificité de chacun de ses clients. Ainsi, en assurant en amont le process de ses unités de production de Setforge Gauvin, près de Thiers (63) et de Setforge La Clayette (71), Setforge a pu consolider sa position de leader mondial de forgeage de rampes d'injection diesel, qui supporte 1 800 bars de pression.

Ensuite, Setforge pilote sa supply-chain, pour garantir une excellente réactivité, aussi bien dans les très grandes séries automobiles que dans les petites séries des autres industries mécaniques. "Nous nous re-développons chez ces clients très divers, grâce à notre service et en leur apportant l'expertise que nous avons acquise dans les métiers très exigeants de l'automobile et de l'aéronautique", précise Olivier Cadart

Olivier Cadart et Laurent Ampe présentent des pièces de forge très complexes, livrées usinées et soudées, en petites séries, à la société Lohr : elles assureront le guidage des tramways sur pneus de Clermont-Ferrand, et en Italie de Padoue, L'Aquila et Venise

Pour développer les nouveaux produits dans les meilleurs délais, le service R&D de Setforge fonctionne en mode projet avec les services commerciaux et la production. Mieux encore : Setforge multiplie le co-développement et la co-conception aux côtés des bureaux d'études de ses clients, pour optimiser dès le départ le rapport coût/performances.

Setforge se donne les moyens de ses ambitions, avec des programmes d'investissements et de formation soutenus et une santé financière très saine. Et Olivier Cadart de résumer : "La stratégie de Setforge tient en une phrase "Nous forgeons votre performance !". cela vaut pour nos clients, nos salariés, nos actionnaires, nos fournisseurs".


Sur www.boursorama.com le 26 mai 2005
www.boursorama.com
Setforge : des résultats solides


http://www.boursorama.com/conseils/pros/pros.phtml


Investir du 23 mai 2005
Cinq métallurgistes en quête de rentabilité

De sévères restructurations accomplies ont permis aux petites sociétés métallurgiques d'améliorer leurs résultats l'an dernier en dépit de la hausse pénalisante des matières premières. Mais, dans bien des cas les bilans restent fragiles et des cessions d'actifs ont été nécessaires pour passer un cap difficile.

SETFORGE :
Le groupe spécialisé dans la fabrication de pièces forgées est redevenu symboliquement bénéficiaire l'an dernier, avec un bénéfice net de 0,2 million contre une perte de 0,8 million. Mais la hausse des matières premières l'a beaucoup pénalisé, puisque sans elle le profit se serait élevé à 2,2 millions, soit une marge nette de 2 %. Si certains clients ont accepté une clause d'indexation, d'autres la comprennent moins bien. Pour l'instant, la société continue d'honorer leurs commandes dans un souci de pérennité, mais l'arrêt des livraisons n'est pas exclu.

Malheureusement, les cours des matières premières se sont encore nettement renchéris en début d'année. En deux ans, ils ont doublé. Dans ces conditions, le premier semestre devrait être déficitaire et nous anticipons un simple équilibre pour l'ensemble de l'année en dépit d'une belle progression du chiffre d'affaires. Ainsi, ce demier s'est apprécié de 25,6 % au premier trimestre, à 34,2 millions. Nous escomptons une hausse annuelle de l'ordre de 18 %, vers 125 millions. Si le mouvement de renchérissement des matières premières cesse en 2006, une marge nette de 2 % est envisageable dès l'an prochain.


Nous avons récemment conseillé de concrétiser sa plus-value au dessus de 40 E. Les médiocres perspectives pour 2005 nous incitent à rester à l'écart en attendant un reflux du cours.


Atout Capital le 19 mai 2005
Atout Capital
Setforge
Des résultats solides

Etude réalisée par Atout Capital à consulter en Pdf ( 70 Ko. )


La Tribune Le Progrès du 03 mai 2005

Setforge retrouve le chemin de la croissance

Malgré une hausse du coût des matières premières, le fabricant de pièces forgées a, en 2004, renoué avec la croissance de son activité et le retour aux bénéfices. Une tendance qui se confirme sur le début de l'année 2005.

Dans le sillage de Wall Street, les places européennes ont chuté lourdement le 18 avril dernier. Après une série de mauvaises statistiques (ventes au détail, confiance du consommateur), les investisseurs se sont mis à douter de la vigueur de l'économie américaine, au moment où les entreprises commençaient à publier leurs résultats trimestriels. Conséquence, le CAC 40 est repassé sous la barre symbolique des 4 000 points qui avait été franchie en février.

Après un exercice 2003 marqué par des pertes et un repli de chiffre d'affaires, Setforge a renoué l'an dernier avec la croissance de son activité et le retour aux bénéfices.
Ainsi, après un début d'année poussif avec des ventes en recul de 2,5 %, ces dernières ont fini l'exercice sur une croissance de 3,7 % à 107,4 millions d'euros, portées par un rebond de 10,9 % de l'activité au second semestre. Malgré une hausse de 12 % du coût des matières premières, le groupe spécialisé dans la fabrication de pièces forgées affiche un résultat d'exploitation de 1,6 million d'euros contre 0,6 million un an plus tôt, soit une marge d'exploitation de 1,4 % en ligne avec les annonces de la direction, à comparer à une marge de 0,5 % lors de l'exercice précédent.
Cette performance est à mettre sur le compte d'une bonne maîtrise des charges, en hausse seulement de 2,3 %, mais surtout du repli de 6 % des frais de personnel.
Le résultat net ressort à 0,2 million d'euros après la perte de 0,8 million d'euros enregistrée en 2003.
A noter que, hors effet matière, le résultat d'exploitation aurait atteint 4,6 millions d'euros et le résultat net 2,2 millions d'euros. Le président de Setforge, Olivier Cadart constate aujourd'hui « une tendance forte » en terme de chiffre d'affaires et de commandes et confirme cette année, une croissance d'activité de 5 %. Sur le premier trimestre de 2005, le chiffre d'affaires ressort en croissance de 25,6 % à 34,2 millions d'euros.
« Hors effet de matière, cette progression serait de 13 % par rapport au premier trimestre 2004 en retrait de 8 % » précise la direction.

J.-P. AVEC IDMIDCAPS.COM


Arkéon Finance le 27 avril 2005

Setforge
Une profitabilité retrouvée

Etude réalisée par Arkéon Finance à consulter en Pdf ( 265 Ko. )


La Tribune du 22 avril 2005

Mécanique De Précision
Setforge renoue avec les profits

Le plan Progrès lancé en janvier 2003 porte ses fruits ! Grâce à ce programme de réduction de coûts, le fabricant de pièces forgées de haute technologie a réussi à devenir profitable dans une conjoncture difficile. Sur l'année 2004, alors que les prix des matières premières ont quasiment doublé, la société stéphanoise a dégagé un résultat d'exploitation multiplié par trois à 1,6 million d'euros.

Le groupe a notamment profité d'une réduction du taux d'accident du travail et de reprises de provisions sur risques clients. Au final, Setforge servira un dividende de 0,22 euro. Pour l'année 2005, Olivier Cadart, président du groupe, affiche sa prudence. "Ce sera encore une année difficile en raison de la forte augmentation des matières premières et du décalage attendu pour répercuter cette hausse."

Confiance. A moyen terme, il reste confiant. La Bourse a pris conscience de l'ampleur du redressement. Depuis le 1er janvier dernier, l'action, cotée sur le compartiment C de l'Eurolist, s'est adjugé près de 50 %, à 41,75 euros.

Isabelle Dupuit


Sur www.boursier.com le 21 avril 2005
Bourse
Setforge : forte croissance en début d'exercice

http://www.boursier.com/vals/FR/news.asp?id=135046


La Tribune Le Progrès du 11 avril 2005
Setforge se donne les moyens de son ambition


La société investit 12 millions d'euros sur le site de L'Horme pour la construction d'une nouvelle ligne de production.

« Cet investissement, réfléchi depuis plusieurs années, est justifié par l'augmentation des parts de marché chez plusieurs clients de l'industrie automobile, poids lourds et travaux publics » indique M. Cadart, Pdg du groupe Setforge. Soit 12 ME pour le site de l'Horme, « le plus gros investissement jamais réalisé chez Setforge » pour financer le nouveau bâtiment, la presse mécanique, la chauffeuse... Et accroître la capacité de production .
Toute une ligne de production est en cours d'installation avec une machine de conception russe de 664 tonnes qui, à chaque coup, exerce une pression de 6300 tonnes, « la plus grosse machine jamais installée dans le groupe Setforge » assure M. Cadart. Elle permettra d'augmenter la productivité et la capacité de l'usine.
« Notre stratégie est de renforcer nos leadership dans l'automobile, mais également de développer l'ensemble des quatre autres activités historiques du groupe; ce que nous avons fait avec succès depuis deux ans. »

Nouvelle stratégie et nouveau slogan

A terme, cette nouvelle ligne de production permettra de doubler le tonnage de l'usine, le portant à 40 000 tonnes avec l'emploi de seize personnes qui, à elles seules, produiront le même tonnage que l'ensemble de l'usine aujourd'hui, assurant ainsi à l'Horme une nouvelle pérennité.
« Nous prévoyons une croissance importante de notre chiffre d'affaires dans les années à venir. Nos clients ont découvert un nouveau dynamisme et la haute qualité que nous nous sommes fixés. Ils appellent cela «le nouveau Setforge » que nous avons traduit par un slogan : « Nous forgeons votre performance ». Nous sommes aujourd'hui l'un des plus beau nom de la forge international. »

La délocalisation inversée

L'atelier des pilons tournait à moins 20 % de sa capacité depuis plusieurs années avec une équipe. Progressivement, il a été renforcé et occupe désormais quatre équipes. « Nous avons embauché une trentaine de jeunes, estampeurs, ouvriers, ingénieurs... et formé au niveau du groupe 160 personnes à une démarche de qualité totale et de progrès continu à travers un ensemble de méthodologies pour gagner en compétitivité en y associant tout le personnel. Certaines pièces que nous forgeons aujourd'hui étaient forgées, il y a un an, en Inde et au Mexique. C'est ce que j'appelle la délocalisation inversée. Et nous sommes sur les versions les plus élaborées de certification qui assurent à nos clients la qualité de nos produits. »

Martine Sanchez

REPÉRES

De gauche à droite : Vincent Mathieu directeur du site de l'Horme; Bernard Charrat, responsable bureau d'étude et chef de projet concernant la nouvelle ligne de production; et Olivier Cadart, Pdg, devant la nouvelle presse.Le nouveau Pdg du groupe : Olivier Cadart

Le nouveau Pdg du groupe est rentré chez Setforge en 2002 au poste de responsable stratégie. En janvier 2003, il devient directeur général du groupe et est présenté comme le successeur de M. Blanc, petit-fils du fondateur. En mai 2003, il est nommé directeur des filiales (cinq usines). Depuis juin 2004, Olivier Cadart est le nouveau président du conseil d'administration du groupe.

L'Horme : site historique

A L'Horme, la forge existe depuis 1850. « Ce site là compte aujourd'hui 160 ans de savoir-faire » déclare M. Cadart. L'usine de L'Horme, dirigée par Vincent mathieu, est entrée, en 1962, dans le groupe Forges Stéphanoise, créée en 1906 par François Blanc à Saint-Étienne. Un groupe aujourd'hui coté en Bourse au second marché. Comptant cinq usines, le siège social est situé à Lyon.

Un rayonnement international

Le groupe Setforge réalise plus de 40 % de son chiffre à l'exportation, dont la moitié en Allemagne. « Nous avons des courants d'affaires avec l'Asie et les États-Unis, mais l'autre moitié de nos exportations est essentiellement tournée vers les pays de l'Est » précise M. Cadart. En 2003, Setforge a réalisé un chiffre d'affaires de 104 ME.
« En 2004, nous avons retrouvé la croissance et réalisé 107 ME » souligne le président.

Que fabrique Setforge ?

Pièces d'injection diesel, de climatisation automobile, nouvelles technologies de boites de vitesse et vilebrequins. « A L'Horme, nous avons toujours fabriqué des vilebrequins, note Olivier Cadart. Aujourd'hui, la forge revient en force. Au niveau européen, cinq ou six forgerons sont capables de forger des vilebrequins pour l'industrie automobile; Setforge est dans le peloton de tête. »

Activité très diversifiée

Diversité en termes de technologies maîtrisées, gamme de machines et activités commerciales. « C'est précisément pour assurer la diversité d'offres qui font notre pérennité et notre indépendance que M. Blanc a acheté plusieurs entreprises » explique M. Cadart. Aujourd'hui, sur l'ensemble du groupe, 80 % de l'activité concerne l'automobile et les poids lourds; 3,3 % l'aéronautique; 2,1 % les aubes de turbines.
« Aéronautiques et turbines sont très en retrait en 2003-2004 suite au 11 septembre 2001 et au scandale ENRON, commente M. Cadart. Mais le fait que nous soyons diversifié nous a permis de ne pas en subir trop les effets. Aujourd'hui, nous profitons du rebond qui s'amorce dans ces activités. »
Setforge est très présent dans le domaine agricole et les engins de travaux publics.
« Nous travaillons également pour la construction mécanique en général : exploitation pétrolière, ferroviaire, machines outils... et pour l'ensemble des équipementiers automobiles européens. »

De quelques grammes à 300 kg

Dans le groupe, on produit des petites pièces, d'une dizaine de grammes, aux plus grosses pesant 300 kg, celles-ci particulièrement à l'Horme. Les séries peuvent compter 10 pièces, à fabriquer par exemple tous les trois ans pour l'aéronautique, et jusqu'à 300 000 pièces par mois.

Trois orientations stratégiques du groupe

Être le forgeron de référence en termes d'innovation, de qualité de produits et service, de compétitivité, de maîtrise industrielle et d'expertise technologique. Fonder la pérennité de son service sur son indépendance financière et sur la profitabilité de sa croissance.
Fonder son dynamisme interne et externe sur les valeurs de transparence, de confiance, de responsabilité, dans une perspective d'épanouissement de la personne et de développement durable de l'entreprise dans la société.


Bourgogne Economie du 08 mars 2005

Setforge La Clayette, le forgeron de l'automobile

Setforge La Clayette est le numéro un mondial du moteur diesel common rail.

Ligne automatisée, dédiée à la production de grandes séries de pièces aluminium pour l'automobileSetforge La Clayette détient plus de 50 % du marché des rampes d'injection des moteurs diesel common rail. Leader mondial de cette production, le Groupe, composé de quatre sociétés et cinq usines dans le centre-est de la France, réalise près de 80 % de son activité dans l'automobile. Mais il a su aussi diversifier son offre, traversant les crises et doublant son chiffre d'affaires au cours des vingt dernières années. Setforge est présent dans l'aéronautique, le nucléaire, les constructions mécaniques et le génie civil.

Leader mondial du common rail, Setforge La Clayette produit des pièces de haute technologie.

La "Nouveau Setforge" est arrivé. Olivier Cadart, Président Directeur Général du groupe de près de 800 salariés (notre encadré), fabricant de pièces forgées de haute technologie pour les constructeurs automobiles, aéronautique et de nombreux autres secteurs de l'industrie mécanique mondiale, n'est pas peu fier de la formule "inventée" par l'un de ses clients.
Grâce au plan de Progrès initié en 2003 et à sa politique de diversification, Setforge à bien résisté à la conjoncture difficile des deux dernières années. Son chiffre d'affaires progresse, sa marge d'exploitation aussi. L'usine de La Clayette, la deuxième du groupe, est leader mondiale du common rail, la plus récente technologie des moteurs diésel.

50 % du marché

Les rampes d'injection pour moteurs common rail et les couronnes de freins d'avion : 2 fiertés de l'usine de La ClayetteA quelques tours de roues du Château et du Musée de l'automobile, les ateliers de La Clayette fabriquent les rampes d'injection des moteurs common rail qui équipent la plupart des voitures haut de gamme Françaises et étrangères. "L'usine livre des équipementiers qui assurent l'usinage, le montage et la vente aux constructeurs. Il n'existe qu'une poignée de forgerons au monde disposant des compétences pour forger des pièces d'une telle qualité complexité et précision, dans lesquelles il passe jusqu'à 2 500 bars de pression" explique Olivier Cadart. Incontestable numéro un, Setforge La Clayette livre plus de la moitié du marché mondial du common rail. Elle produit aussi des arbres de boîtes de vitesses (montées notamment sur des véhicules Peugeot et Renault), et des pistons de climatiseurs en aluminium. Elle est également présente dans la très haute technologie de la Formule 1, en tant que fabricant d'une pièce vitale du moteur des monoplaces. Une activité sensible, au sujet de laquelle l'entreprise reste très discrète...
L'ensemble des productions pour l'automobile représente 69,2 % du chiffre d'affaires du site.
La Clayette travaille aussi pour l'industrie aéronautique, son deuxième marché, pour l'énergie et pour l'armement. Son catalogue comporte au total, des centaines de pièces techniques différentes.
Les couronnes de freins équipant les roues des Boeing et des Airbus ? Fabriquées en Saône-et-Loire. Les tubes de coupe (un autre élément du frein qui permet d'évacuer la chaleur) ? Egalement. Tout comme les roues des Mirages 2000 et des Falcon, et différentes pièces des trains d'atterissage et de la structure des avions. On peut ajouter à cette liste des éléments de guidage pour les tramways, des pièces pour les hélicoptères, ainsi que pour les chars d'assaut et les armes lourdes. Egalement impliquée dans l'industrie de l'Energie, Setforge La Clayette livre des aubes de turbines pour les générateurs de vapeur des centrales nucléaires. Une activité qui redémarre après une période délicate.

Des centaines de clients

Le chiffre d'affaires du groupe à doublé en 20 ans. Il s'établit à 104 millions d'euros, dont 28 millions pour le site de La Clayette. "Notre stratégie nous rend peu sensibles aux aléas de la conjoncture" affirme Olivier Cadart. La performance de Setforge repose sur le développement de la diversité de ses productions. "Nous référençons des centaines de clients. Le plus gros d'entre eux représente moins de 9 % de notre chiffre d'affaires. Une situation quasi unique dans l'industrie" ajoute Olivier Cadart. Réorganisé en cinq "business units" (l'automobile, les constructions mécaniques, le génie civil et travaux publics, l'aéronautique et les aubes de turbines), le "nouveau Setforge" a même reconquis des clients perdus. "Notre organisation nous a permis de traverser les crises, de lisser les effets de cycle" se réjouit le PDG. Des efforts importants en recherche et développement sont également conssentis pour maintenir l'avance technologique du forgeron sur les marchés leaders.

J-PH. Chapelon

Cinq usines
Le groupe Setforge emploie 778 personnes - dont 200 à La Clayette - dans cinq usines de production représentant quatre sociétés : Setforge Extrusion (à Crézancy, dans l'Aisne, et l'Horme, dans la Loire), Setforge l'Horme, Setforge Gauvain (près de Thiers) et Setforge la Clayette. Setforge l'Horme forge les plus grosses pièces, notamment pour l'automobile (villebrequins, pièces de suspensions...), Setforge Extrusion produit des pièces d'extrême précision (au 1/100e de millimètre) pour l'industrie automobile, et Setforge Gauvain des boîtiers de direction, des bielles et des pièces d'injection. Le groupe fabrique plusieurs milliers de références. Il réalise 60,6 % de son chiffre d'affaires (104 millions d'euros) sur le marché français, et près de 20 % en Allemagne. L'automobile représente 79 % de son activité, la construction mécanique 7,5 % et l'aéronautique 3,3 %.

Investir du 19 au 25 février 2005
Le suivi de nos conseils précédents

Les Tops : Setforge (39 euros, SM)

Nous avions conseillé l'action du groupe spécialisé dans la fabrication de pièces forgées le 30 avril dernier. Depuis cette date, elle s'est envolée de 39 %.
Le chiffre d'affaires annuel de 107,4 millions d'euros, en hausse de 3,7 %, est légèrement supérieur aux attentes et le dernier trimestre a affiché une croissance forte de 11,3 %. On pourra procéder à une prise de bénéfices partielle vers 40 euros.


Les Echos du 9 février 2005

Setforge investit 12 millions d'euros sur le site de L'Horme

Le forgeron français, qui a retrouvé le chemin de la croissance en 2004, va augmenter ses capacités de production pour le marché des vilebrequins et de l'injection diesel.

Au terme d'un exercice marqué par le retour de la croissance de son activité (+3,7%), le fabricant français de pièces forgées Setforge poursuit son offensive dans l'automobile, qui représente 77 % de ses débouchés. Pour cela, il achèvera au printemps un investissement de 12 millions d'euros, « le plus gros jamais réalisé par le groupe », souligne son PDG, Olivier Cadart. La ligne de production entièrement automatisée qui est en cours d'installation sur le site historique de L'Horme (Loire), où l'entreprise est née en 1906, comprendra une presse d'une puissance de 6.300 t. Une quinzaine d'emplois nouveaux s'ajouteront aux 240 actuels.

Le nouvel outil sera principalement dédié à la fabrication de vilebrequins pour l'automobile et permettra à cette unité - la plus importante des cinq que compte le groupe - de doubler ses capacités de production annuelles, en les portant à 40.000 tonnes. L'opération vise notamment à faire de la « délocalisation inversée », en récupérant des marchés jusqu'alors réalisés par des concurrents dans les pays de l'Est, au Mexique ou en Inde. Le forgeron français, dont l'activité est réalisée à 40 % à l'export, ce qui constitue un taux très élevé dans la profession, dispose en particulier de débouchés importants en Allemagne avec le groupe VAG. Setforge L'Horme fabriquera ainsi les vilebrequins montés sur le moteur, V6 3 litres Diesel qui équipe les Audi A6 et A8, ainsi que le moteur 1,9 litre de Volkswagen. Cette unité, qui a une longue expérience en la matière, a réalisé l'an dernier une commande pour équiper des moteurs de « Peugeot 404 », toujours en fabrication.

Puissance et sécurité
« On assiste à un retour de la forge au détriment de la fonderie dans l'automobile, car elle répond mieux aux exigences de puissance et de sécurité. Les pièces en acier et en aluminium que nous réalisons ont de surcroît un encombrement et un poids moindres, ce qui permet des économies de matière première et contribue à réduire la consommation de carburant », affirme le PDG de Setforge. Le groupe, qui a vocation à poursuivre son internationalisation, est spécialisé dans les pièces de vingt kilos et plus pour l'automobile : composants d'injection diesel, de boîte de vitesses automatique, de climatisation, de châssis et de liaisons au sol. Il veille toutefois à maintenir sa diversification dans le matériel de travaux publics, ferroviaire, agricole, aéronautique, l'armement, l'énergie et la robinetterie industrielle, « pour absorber les à coups du marché ».
Après une baisse du chiffre d'affaires de 52 % en 2003 et un début d'année 2004 difficile, Setforge (840 salariés), coté au second marché, annonce une croissance de 3,7 % sur l'année écoulée, qui intègre notamment la répercussion au second semestre des hausses de prix de l'acier. L'exercice « devrait confirmer le redressement de la rentabilité amorcé au premier semestre 2004 », marqué par une progression de
21 % du résultat d'exploitation. En 2003, le résultat opérationnel avait plongé de
81,2 %, à 0,6 million d'euros. Le groupe accusait alors une perte nette de 03 million, contre un bénéfice de 1,5 million en 2002.

Denis Meynard


Les Petites Affiches de la Loire le 6 février 2005
Setforge : nouvelle ligne de production à L'Horme

Le forgeron, coté au Second Marché d'Euronext, vient d'engager un investissement de 12 M€ dans l'installation d'une nouvelle ligne de production sur son site de L'Horme.
Entièrement automatisée, elle intègre une presse de 6200 tonnes et doit permettre à l'entreprise de renforcer son positionnement sur le marché des vilebrequins forgés pour l'automobile. Un secteur où elle a déjà remporté quelques beaux marchés, notamment auprès d'Audi et de Volkswagen. Setforge, avec cet investissement, fera également passer ses capacités de production sur le site de L'Horme concerné de
20 000 à 40 000 tonnes par an. La société, dont le siège est à Lyon et qui emploie 850 personnes sur cinq sites de production, devrait réaliser cette année un peu plus de 104 M€ de chiffre d'affaires, dont 40 % à l'export, principalement en direction de l'Allemagne et de l'Europe de l'Est.

"Nous venons de lancer à L'Horme le plus gros investissement jamais réalisé par le groupe", explique Olivier Cadart, le Pdg de Setforge. Le groupe vient d'engager un plan d'investissement de 12 M€ sur deux ans, visant à installer une nouvelle ligne de production au sein de Setforge L'Horme.
"Cette ligne, entièrement automatisée, inclura une presse de 6200 tonnes, et sera opérationnelle au printemps prochain".

Setforge veut renforcer ses positions auprès des constructeurs automobiles, sur le marché des villebrequinsSelon Olivier Cadart, cet investissement s'inscrit dans le cadre d'une opération de redynamisation de l'usine l'hormoise. "Nous avons ainsi récupéré de nouveaux marchés face à des concurrents qui faisaient fabriquer leurs produits en Inde ou au Mexique". Par ailleurs, cette nouvelle ligne de production doit permettre de positionner Setforge sur le marché des vilebrequins, lequel connaît des évolutions majeures.
A commencer par les solutions techniques apportées aux demandes des clients de l'industrie automobile notamment.
"Les vilebrequins forgés sont en train de supplanter ceux en fonte, parce qu'ils sont plus légers et plus résistants. Et je pense que de la sorte, leurs parts de marché vont doubler au cours des cinq ou dix prochaines années".

40% à l'export
Par ailleurs, selon Olivier Cadart, "les constructeurs automobiles ont engagé une diversification de leurs sources d'approvisionnement". La place s'ouvre donc pour de nouveaux fournisseurs et Setforge compte bien mettre en avant son savoir-faire.
"Nous avons d'ailleurs récemment récupéré d'importants marchés auprès d'Audi et de Volkswagen". Setforge L'Horme fabriquera ainsi les vilebrequins montés sur le V6 3 litres diesel qui équipe les Audi A6 et A8. L'entreprise produira également ceux montés sur le moteur 1,9 LTDI de Volkswagen.
Lorsqu'elle sera pleinement opérationnelle, cette nouvelle ligne de production permettra à Setforge L'Horme de doubler ses capacités de production. Elles passeront ainsi de plus de 20 000 tonnes annuelles à un peu plus de 40 000 tonnes.
Coté au Second Marché d'Euronext, Setforge, qui emploie environ 850 personnes sur cinq sites de production indique, dans son dernier communiqué financier, qu'à "fin septembre, le groupe enregistre une croissance d'activité de 1,2 %".
Et d'anticiper "un chiffre d'affaires 2004 supérieur à 104 M€". Cette activité, Setforge la réalise en très grande partie dans l'automobile (77 % du chiffre d'affaires du groupe) et pour 40 % à l'export, principalement en direction de l'Allemagne (plus de la moitié du CA export) et des pays d'Europe de l'Est.

5 sites de production

Setforge a constitué un portefeuille de clientèle très diversifié.

Olivier Cadart a succédé à Michel Blanc à la tête de SetforgeCréée en 1906 à L'Horme, Setforge est aujourd'hui un groupe de 850 personnes, exploitant cinq sites de production. L'usine historique (Setforge L'Horme), produit des vilebrequins, des pièces de liaisons au sol ainsi que diverses pièces mécaniques, notamment destinées à la recherche pétrolière et aux engins de travaux publics.
Setforge Extrusion L'Horme est spécialisée dans l'extrusion à froid et fabrique principalement des arbres de boîte de vitesse pour l'automobile, les poids lourds et la machinisme agricole. L'usine de La Clayette (Saône-et-Loire) s'est spécialisée, entre autres, dans les aubes de turbines pour la génération d'électricité, les pièces destinées à l'aéronautique, ainsi qu'au marché de l'injection diesel.

De la quatrième usine, Setforge Gauvin, installée dans le Puy-de-Dôme, près de Thiers, sortent notamment des pièces pour l'injection diesel.
Enfin, chez Setforge Extrusion Crézancy, dans l'Aisne, le groupe produit principalement des cardans.
Si Setforge travaille beaucoup pour l'automobile (77 % du CA), d'autres secteurs occupent une place non négligeable dans l'activité du groupe. On peut notamment citer : les poids lourds, le matériel agricole, les travaux publics, la manutention, le ferroviaire, l'aéronautique, l'armement, l'énergie et la robinetterie.

MEILLEURE RENTABILITÉ
Setforge n'a pas encore publié les chiffres du second semestre 2004. Mais lors de son dernier avis financier, en octobre dernier, l'entreprise indiquait une "nette croissance de l'activité dès le second semestre". Elle devrait compenser sur l'ensemble de l'année la légère baisse de chiffre d'affaires enregistrée au cours des six premiers mois. Par ailleurs Setforge souligne la "confirmation du redressement de l'exploitation". Une évolution due, selon la direction, "à la bonne capacité à répercuter les fortes hausses de l'acier", ainsi qu'à "la réorganisation opérée dans toutes les entités du groupe". Ainsi, la marge d'exploitation ( 1,4 %) progresse de 2 points et l'EBE de 3,3 %. Et si le résultat net enregistre au premier semestre une légère diminution (à -0,1 M€), "hors éléments non récurrents et effet matière, il aurait été positif à 0,3 M€".

Sylvain Perret.


La Tribune Le Progrès le 2 décembre 2004

Setforge et Sam en pointe


Les deux sociétés, issues de la scission des Forges Stéphanoises, affichent un net regain de leurs ventes au 3e trimestre.

TENDANCE GÉNÉRALE à la hausse au mois de novembre.
Le 17, le CAC 40 a atteint 3 844,14 points, son plus haut de l'année. Deux facteurs expliquent cet optimisme : la relative accalmie du prix du pétrole mais aussi les bons résultats affichés par la plupart des grandes entreprises françaises.Toutefois, une nouvelle envolée de l'euro et du prix du brut pourrait remettre en cause ce beau regain.

Après un recul de ses ventes au premier semestre Setforge affiche une croissance de 10,8 % de ses ventes à 23,87 millions d'euros au terme du troisième trimestre. Sur neuf mois, les ventes ressortent en hausse de 1,2 % à 78,36 millions d'euros. Du coup, sur l'ensemble de l'exercice, le groupe spécialisé dans la fabrication de pièces forgées vise désormais un chiffre d'affaires « supérieur » à 104 millions d'euros, contre une stabilité précédemment envisagée. Rappelons que le niveau d'exploitation devrait être maintenu à 1,4 %.

Marché Cours Variation % 1 mois Variation du titre en 2003
SM 28,00 + 3,70 + 4,48


J.-P. avec idmidcaps.com


La Tribune Le Progrès le 20 octobre 2004

Setforge soumis à la hausse des matières premières

Dans un environnement difficile, le groupe spécialisé dans la fabrication de pièces forgées vise un chiffre annuel stable.
Grâce notamment à son repositionnement sur le marché des donneurs d'ordres.

Paris (correspondance spéciale)
OFFICIELLEMENT président de Setforge depuis juin dernier, Olivier Cadart aborde ses nouvelles fonctions dans un environnement toujours aussi difficile, marqué par la hausse des matières premières. Toutefois, le récent retour à la croissance du groupe lui permet de parier sur le succès. Si la société a été pénalisée par « un vieillissement du carnet d'activité et un endormissement sur nos critères de qualité », cette période semble révolue pour le successeur de Michel Blanc, désormais vice-président du conseil de surveillance. « Nous nous sommes repositionnés au meilleur niveau de la profession en terme de qualité produite et de flexibilité et nous sommes désormais en pôle position lors des consultations sur des nouveaux produits » explique le président qui se félicite aussi que le nouveau management soit « apprécié par les donneurs d'ordres ».
Preuve tangible de ce redressement, Setforge a repris position chez Caterpillar et chez Scania alors que le groupe n'était plus référencé dans le panel des fournisseurs. Plus globalement, Setforge avance aujourd'hui à contre-courant des délocalisations grâce à ses pièces à haute technicité que les pays en développement ne savent pas produire. Un aspect particulièrement visible dans le do-maine automobile où Setforge a démarré la production de vilebrequins pour le V6TDI de la dernière version de l'Audi A8. Mieux « on s'intéresse à de nouvelles gammes de produits et on forge actuellement des prototypes pour le marché américain » précise le Pdg.

Ventes en hausse, personnel en baisse
Malgré ces efforts, le groupe continue de subir la hausse des prix des matières premières (30 % depuis le 1er janvier), ce qui l'a conduit à Changer ses pratiques avec ses clients. Setforge est ainsi passé d'un système où les prix étaient fixés sur un an à une répercussion plus automatique. Mais, devant le refus de certains, le groupe a préféré laisser « filer du chiffre d'affaires » plutôt que de perdre des marges. Ce qui explique en partie un premier trimestre en repli de 7,8 %. Au global, les ventes ressortent en recul de seulement 2,5 % à 54,5 millions d'euros grâce à un deuxième trimestre en hausse de 3,3 %.
Dans ce contexte, Setforge a réussi à améliorer son résultat d'exploitation de 14 % à 0,8 million d'euros, soit une marge de 1,4%.
Le résultat net repasse toutefois dans le rouge (-0,1 million d'euro) sous l'effet d'éléments exceptionnels non récurrents que sont les restructurations de ses sites de L'Horme et Gauvin et de la mise à jour de ses stocks. Les structures ont ainsi été allégées à nouveau par le groupe qui compte aujourd'hui huit cent quarante personnes contre huit cent quatre-vingts un an plus tôt.
Sur l'ensemble de l'exercice, Olivier Cadart vise un chiffre d'affaires stable à 104 millions d'euros, ce qui traduit néanmoins une croissance de 4 % au second semestre. Le niveau d'exploitation devrait être maintenu à 1,4 % mais le Pdg refuse de s'engager sur un niveau de bénéfice « qui sera déterminé par notre capacité à répercuter sur le second semestre la hausse des matières premières ».
Les objectifs d'une croissance de 5 à 10 % par an avec un résultat net représentant 3 à 5 % de son chiffre d'affaires semblent donc s'éloigner de nouveau, même si Olivier Cadart parle de leurs réalisations « à un horizon raisonnable ».
En attendant, le management indique être en réflexion pour suivre ses clients « sur d'autres marchés ».

J.D.C.


Le journal de la Saône et Loire le 15 octobre 2004

Setforge résiste dans une conjoncture difficile

Fabricant de pièces forgées, le groupe Setforge, implanté à La Clayette, a bien résisté à la conjoncture difficile que traversent les industries mécaniques. Officiellement président depuis juin, Olivier Cadart n'a pas eu la tâche facile alors que la hausse des matières premières pèse sur les comptes. Toutefois, fort de sa nouvelle dynamique, Setforge a repris des parts importantes de marché sur des secteurs stratégiques comme les matériels de travaux publics ou la construction mécanique. « Nous nous sommes repositionnés au meilleur niveau de la profession en terme de qualité produite et de flexibilité et nous sommes désormais en pôle position lors des consultations sur des nouveaux produits», souligne le président à l'occasion de la présentation des comptes semestriels à Paris.
En conséquence, les ventes ressortent en recul de seulement 2,5% à 54,5 millions d'euros grâce à un deuxième trimestre en hausse de 3,3%.
Au niveau des résultats, la réorganisation de l'entreprise et la maîtrise des coûts permettent d'améliorer le résultat d'exploitation malgré la hausse du prix des matières premières (+30% depuis le 1er janvier). Le résultat net repasse toutefois dans le rouge (100 000 euros de perte après un bénéfice de 100 000 euros au premier semestre 2003) sous l'effet d'éléments exceptionnels : restructurations des unités de la Loire et du Puy-de-Dôme et mise à jour des stocks.
Pour l'ensemble de 2004, Olivier Cadart vise un chiffre d'affaires supérieur à 104 millions d'euros mais il refuse de s'engager sur un niveau de bénéfice « qui sera déterminé par notre capacité à répercuter sur le second semestre la hausse des matières premières ».

Infomédia


A la Une sur Cfdmidcaps.com le 14 octobre 2004


Setforge :
En baisse avant les semestriels

Le titre recule actuellement de 7,06% à 25 euros, soit son plus bas niveau depuis le début de l'année. SETFORGE publiera ses résultats semestriels après Bourse. Sur la première partie de l'exercice, le chiffre d'affaires a reculé de 2,5% à 54,5 ME. En termes de perspectives, le nouveau Management, mis en place au mois de juin, table cette année sur une croissance du chiffre d'affaires à périmètre constant et sur une amélioration de la rentabilité. Setforge est le leader européen dans la fabrication de pièces forgées par estampage ou matriçage à destination des secteurs de l'automobile, de l'énergie et de l'aéronautique.


MANAGEMENT d'octobre 2004
LES BABY-PDG

Ils brûlent les étapes et refusent les "plan-plan" de carrière


OLIVIER CADART 39 ans, président de Setforge

Un bloc de rigueur. Exactement ce que recherchait l'ex-président, Michel Blanc pour assurer sa succession à la tête d'une des dernières forges indépendantes et cotées d'Europe. Deux ans après son arrivée, cet ancien de chez Michelin aura déjà accompli des merveilles : redressement des comptes, amélioration de la rentabilité, etc.
Sa récompense ? Le départ tranquille à la retraite de Michel Blanc en juillet dernier.


LES ECHOS du 22 juin 2004
PORTRAIT

Olivier Cadart : Un ancien de Michelin à la tête de Setforge.

Au piano, son morceau préféré est le « Concerto italien » de Bach : « L'andante est une pièce subtile, qu'il est difficile de restituer au plus juste », observe Olivier Cadart, mélomane averti, mais aussi amateur de jardinage et tennisman à ses heures perdues. Pareil perfectionnisme appliqué à son parcours professionnel a valu à ce natif de Saint-Etienne, ville où son père a effectué sa carrière dans la sidérurgie, d'être toujours le plus jeune à accéder aux différents postes qu'il a occupés chez Thomson, Michelin et maintenant Setforge. A trente-neuf ans, ce père de quatre enfants vient d'être nommé PDG de cette entreprise de 850 collaborateurs basée à Lyon et spécialiste du travail des métaux. Il succède à Michel Blanc, petit-fils du fondateur.
« L'introduction en Bourse de ce qui était alors les Forges Stéphanoises signifiait qu'il préparait sa relève. Je lui ai envoyé une candidature spontanée. » L'affaire est conclue et, en juillet 2002, Olivier Cadart entre comme directeur de la stratégie, avant d'être promu six mois plus tard directeur général.
« Dès le départ, j'avais été présenté aux équipes comme le futur dirigeant »

Ce littéraire a démarré ses études supérieures par une maîtrise de droit des affaires et fiscalité à l'université parisienne d'Assas. Sa soif d'être « dans l'action » l'a conduit à effectuer un troisième cycle à l'Institut supérieur de gestion. Après un stage de fiscaliste chez Thomson, il est embauché en 1988 comme responsable du service de gestion des contrats de systèmes de détection. Ayant quitté Thomson pour remplir ses obligations militaires en tant que VSNE, il devient ensuite représentant technico-commercial chez Michelin au Canada : « J'ai pensé que le terrain était la meilleure école pour forger mon caractère et apprendre le management. » Bientôt, Bibendum lui confie la direction de sa filiale antillaise, dont il dynamise l'activité avant d'en négocier la vente, puis l'envoie en 1993 restructurer l'agence du Cameroun. Deux ans plus tard, la firme clermontoise le rappelle en France à la direction régionale de Pneu Laurent à Avallon, où il parvient à réduire les charges de 20 % en trois ans. La mission suivante le verra accéder à la fonction de responsable marketing et ventes de la division rechapage des pneus poids lourds pour l'Europe, qui comptait quelque 2.000 personnes mais était alors en panne de croissance. « Je ne garde que des bons souvenirs de Michelin. Il existe une vraie culture humaniste. »

De Setforge, il ambitionne de faire « le forgeron de référence ». Et continuera à visiter la clientèle une fois par semaine « pour récupérer des contrats partis en Europe orientale et Asie ». Ses recettes : « Réactivité et gains de productivité ».


L'USINE NOUVELLE du 14 Mai 2004
SETFORGE : LE FORGERON MULTISPECIALISTE

Avec un portefeuille de clients diversifié et des procédés de forge parfaitement maîtrisés, Setforge attaque un plan de développement ambitieux.
Objectif : être la référence.

Depuis cent ans, Setforge diversifie sa clientèle et ses procédés. Setforge développe 4 procédés : l'estampage, le matriçage, la forge à mi-chaud et l'extrusion. Les 5 sites de production sont spécialisés en fonction du procédé, de la taille des pièces ou de la taille des séries. La production s'enrichit d'une part croissante d'usinage interne ou en sous-traitance.

« Setforge est un multispécialiste, souligne Olivier Cadart, actuel DG, et futur PDG en remplacement de Michel Blanc, petit-fils du fondateur. Notre gamme s'étend de pièces pesant quelques centaines de grammes jusqu'à 300 kilogrammes, pour des séries de fabrication allant de la dizaine d'unité moins d'une fois par an à 300 000 pièces par mois sur des lignes dédiées et automatisées à 100 %. Notre plus gros client ne pèseque 9 % de notre CA. Cette ventilation est un gage de pérennité. »

Le “nouveau Setforge”
En 2003, Setforge redynamise sa stratégie. Le groupe s'organise en 5 Business Units. « Il nous fallait structurer notre diversité de métiers, apporter la réponse adaptée à la spécificité de chaque client, favoriser la fertilisation croisée de nos savoirs. Cette organisation orientée client nous permet de renforcer notre performance dans l'automobile, mais aussi de regagner des parts de marché, dès 2003, dans les autres Business Units : construction mécanique, engins de GC/TP, aéronautique et aubes de turbines. »
En même temps, Setforge se donne les moyens de ses ambitions. La nouvelle direction déploie un plan de formation à la Qualité Totale et au Progrès Continu. Ce plan, achevé mi 2004, implique 160 personnes sur les 850 que compte le groupe. En quelques mois, le forgeron améliore sa Supply Chain dans chaque Business Unit. Avec, en corollaire, une amélioration drastique de la qualité en amont du process. Résultat, un regain de confiance de la part des donneurs d'ordres : « Nos clients ont été les premiers à parler du “nouveau Setforge” et à traduire leur satisfaction par des commandes de nouvelles pièces, souligne Olivier Cadart. Ces succès encouragent le changement culturel profond et le progrès entrepris par les équipes, jusqu'aux estampeurs. »

Accélérer son développement

Par ailleurs, Setforge dispose d'atouts structurels rares. Non seulement un savoir-faire et une réputation d'innovation mondialement reconnus, mais la société, cotée en bourse, affiche en toute transparence sa santé financière.
« Le critère de pérennité est déterminant dans les décisions des donneurs d'ordres, qui doivent sécuriser leurs approvisionnements », explique Olivier Cadart. Pour la même raison, Setforge aborde la question des hausses de prix des matières avec vigilance et sérénité :
« Nous n'acceptons pas de contrat à prix de matière fixes et non révisables qui hypothéqueraient notre avenir. En l'expliquant sans arrogance, les clients raisonnables le comprennent. » Setforge entend accélérer son développement, notamment par des gains de productivité et par la contribution d'une R&D puissante. « Au-delà de l'objectif évident de croissance profitable, nous souhaitons être le forgeron de référence en termes de QCD auprès de notre clientèle, conclut Olivier Cadart. Et nous travaillons à multiplier les segments de marché où nous sommes leaders. »

La R&D : fer de lance du progrès
et de l'innovation au service du client
Certifications
Une mission exercée
par 26 personnes
Des moyens au sommet
de l'état de l'art :
• ISO 9001 v 2000
• ISO TS 16949 v 2002 automobile
• ISO 14001
• EN 9100 Aéronautique
• AQAP 120 Armement
• Lloyds Marine




R&D en codéveloppement avec les clients :
optimisation du rapport coût/fonctionnalités
et délai de réalisation de prototypes réduit.
• Moteur de progrès
et d'amélioration
de la productivité
• Maîtrise des procédés
• Codéveloppement avec
les BE des clients
et ingénierie des produits
• Prototypes et produits
nouveaux
• Management
et élargissement des
connaissances métier
• Veille technologique
• Centre de calcul puissant
(serveur quadriprocesseur)
• Logiciels de conception
(CATIA V4 et V5)
et de calcul (Forge 3®)
• Caractérisation
des produits
et des matériaux
• Concours de centres
de compétence externes


INVESTIR du 30 Avril 2004

SETFORGE : Vers un retour au bénéfice

Comme prévu, l'exercice 2003 s'est achevé par une légère perte pour Setforge, groupe spécialisé dans la fabrication de pièces forgées, à destination essentiellement de l'industrie automobile. Ainsi, pour un chiffre d'affaires en recul de 5,2 %, à 103,6 millions d'euros, le résultat d'exploitation est revenu de 3,2 millions à 0,6 million, et le résultat net, part du groupe, est devenu déficitaire de 0,8 million, contre un gain de 1,5 million l'année précédente. La situation financière reste cependant satis-faisante, avec 24,7 millions de capitaux propres (65 euros par action) pour un endettement net de 14,4 millions. Un dividende net de 0,44 euro, en recul de 50 %, sera quand même distribué.

Grâce à la restructuration accomplie, le point mort a été abaissé à 100 millions. C'est pourquoi la société a pour objectif de redevenir bénéficiaire cette année. Les ventes ont reculé de 7,8 % en raison de mois de janvier et de février déprimés.

Cours (extr. 52 sem.) 28,75 (32 / 23,90)
Capi. en ME (marché) 11 (SM, F)
CA 2003-2004 (ME) 104 / 105
BNPA 2003-2004 -2,02 / 2,60
PER 2003-2004 ns / 11,1
Div. net 2002-2003 0,88 / 0,44
Rdt. 2002-2003 4,6 % / 2,3 %
FP en ME (end. net/FP) 25 (58 %)
Code Isin (mnémo) FR0000044489 (SETF)

Cette évolution n'est toutefois pas représentative de l'ensemble de l'année, car, d'une part, le début de 2003 avait été favorable et, d'autre part, une amélioration est perceptible depuis mars. En première approche, nous anticipons une légère hausse du chiffre d'affaires annuel, aux alentours de 105 millions, et une marge nette proche de 1 %, soit un gain de 1 million (2,60 euros par action).
Le niveau du profit dépendra en partie de la rapidité de la répercussion des hausses de prix des matières premières, qui représentent 40 % du chiffre d'affaires, sur les prix de vente.

P. E.

NOTRE CONSEIL
En raison de l'importance des fonds propres et de la sensibilité du groupe à la reprise économique en cours, nous conseillons des achats pour le long terme vers 28 euros avec un objectif de 35 euros.



Les ECHOS du 13 Avril 2004
MECANIQUE

SETFORGE : Retour aux bénéfices cette année

Malgré la morosité de la conjoncture, Setforge se refuse à gagner des clients en leur consentant des contrats à prix fixes. En cette période de flambée du prix de l'acier et de la ferraille, cette prudence a permis au fabricant de pièces forgées pour l'automobile, l'aéronautique et le secteur de l'énergie de limiter la casse, au regard d'autres forgerons qui ont concédé des contrats de vente à prix fixes sur trois ou cinq ans. En présentant ses résultats pour 2003, Setforge a mis en avant sa santé financière, avec une dette qui ne représente que 58,5 % de ses fonds propres.
« C'est une garantie de pérennité qui nous vaut aujourd'hui un regain de confiance des donneurs d'ordres, certains nous passant des commandes pour la première fois », souligne Olivier Cadart, directeur général de la société.

Une activité dominée par l'automobile
L'automobile :
79 % des ventes en 2003, après 74 % en 2002.
Le matériel de travaux publics : 8 % du chiffre d'affaires, depuis l'an dernier le deuxième secteur client devant la construction mécanique : 7,5 %, contre 10 % en 2002.
L'aéronautique : 3,2 %, contre 3,5 % en 2002.
Les marchés de l'énergie (turbines) se sont effondrés (2 % contre 5 % en 2002).

Reste que Setforge a souffert d'une conjoncture déprimée. Son chiffre d'affaires a, certes, résisté, puisqu'il n'a reculé l'an dernier que de 5,2 %, à 103,6 millions d'euros. Les résultats ont pâti de la hausse des amortissements dus aux récents investissements et ont été amputés par des coûts de réorganisation. Setforge a perdu du terrain sur les marchés hors automobile.
L'automobile représente 79% de son chiffre d'affaires (74 % en 2002), alors qu'elle est la moins rentable. Le bénéfice d'exploitation a plongé de 81,2 % en un an, à 0,6 million d'euros, et la société accuse une perte nette part du groupe de 0.8 million, contre un bénéfice de 1,5 million en 2002. La direction estime que la réorganisation en cours permettra un retour aux bénéfices dès cette année : la réduction des coûts des usines compensera l'absence de reprise économique visible en 2004. Confiant dans le redressement de sa rentabilité, Setforge proposera le versement d'un dividende net de 0,44 euro par action. Mais le groupe est amer : coté au second marché, il ne vaut actuellement en Bourse que la moitié de ses fonds propres.
« Nous avons un clair potentiel de hausse... », résume, amusé, son président, Michel Blanc.

M.C



INVESTIR du 28 Février au 5 Mars 2004
ESPOIRS

Dans l'hypothèse d'une reprise économique au second semestre, l'impact sur la rentabilité des petites sociétés métallurgiques du premier et du second marché, qui ont procédé à de sévères restructurations ces dernières années, serait élévé. Mais, après deux ou trois exercices déficitaires pour la plupart, les bilans sont fragilisés, ce qui rend l'investissement très sélectif et réservé aux audacieux.

CINQ SPECIALISTES DES METAUX QUI SONT SOUS-VALORISES
L'année 2003 restera comme l'un des pires exercices pour les métallurgistes en raison de la conjonction de deux facteurs. Tout d'abord, le ralentissement économique a eu pour effet un recul des chiffres d'affaires, généralement supérieur à 5 %. Ensuite, les coûts des matières premières ont fortement progressé, surtout en fin d'année. Cela a été particulièrement vrai pour tout ce qui a trait à l'acier. Dans le même temps, il a été difficile, voire impossible dans certains cas, de répercuter ces majorations sur les prix de vente. Heureusement que, à l'exception de Conflandey, la plupart des sociétés du secteur n'exportent pas en zone dollar, car la baisse du billet vert aurait de surcroît affecté leur compétitivité.
Conséquence logique : les cours de Bourse ont souvent plongé l'an dernier en dépit du rebond du marché : - 50,4 % pour Conflandey, - 47,5 % pour Gantois et - 21,2 % pour Setforge.
CF2M a été stable et seul Oxymétal a été favorisé à la suite d'un rebond marqué en fin d'année. En cours d'année, les quatre spécialistes des métaux cotés au second marché ont atteint leur plus bas niveau historique et Gantois a retrouvé des cours inconnus depuis une trentaine d'années. Le plancher a été certainement atteint l'an dernier pour ces valeurs, à l'exception de Conflandey, qui l'a encore enfoncé en février.
Un redressement durable des cours n'interviendra que dans l'hypothèse d'une reprise économique en France, qui tarde à se manifester. Pour l'heure, aucune embellie n'est vraiment percetible. Toutefois, l'importance des restructurations accomplies ces dernières années, en particulier en 2003, permet aux petits acteurs d'améliorer sensiblement leurs résultats en 2004 à activité constante. En effet, les mesures prises ont été drastiques : les charges exceptionnelles se sont élevées en 2003 à 4 millions d'euros chez Conflandey, 5 millions chez CF2M et 6 millions chez Gantois..

  C.A.(M euro) Résultat net
(M euro)
Résultat/ action
2004
(est.)

Cours/bénéfice
2004 (est.)

Actif net/
action
(2)
Ratio endettement
net/CA
(en %) (2)
  2003 2004 (est.) 2003 (est.) 2004 (est.)(1)
CF2M 102,2 109 0,3 1 1 4,5 6,2 300
Conflandey 113,2 110 P P P NS 29 100
Gantois 129,3 132 P P P NS